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Là-haut, il n’y a rien

Anthologie de l’incroyance et de la libre-pensée sous la direction de Norman Baillargeon. PUL

la-haut-rien.jpgLorsque Jacques Cartier débarqua au Québec en 1534, son premier geste fut de planter une croix… Pendant trois siècles, le Québec fut soumis à « et à l’obscurantisme absolu de l’église catholique »1. Pour se déclarer athée, « il fallait être un géant, un intouchable, sinon on allait en prison ou en exil »1.

Les temps changent. Notre journal national "La Raison" rend compte souvent des luttes des laïques québécois, qui peuvent désormais lutter à visage découvert. Bien sûr, l’Eglise québécoise ne désarme pas, mais, récemment, un journaliste2 déplorait la fermeture de trois des neuf églises de la ville de Rimouski, décision « tragique et déchirante », précise-t- il, car « les fidèles qui meurent ne sont pas remplacés » …

Le livre que je vous présente ne peut qu’aider tous ceux qui luttent contre l’Eglise, au Québec comme ailleurs. Et comme décidément l’Eglise semble destinée à boire le calice jusqu'à la lie, l’ouvrage en question est publié par les Presses Universitaires Laval, de l’université ainsi nommée en l’honneur de Monseigneur Laval, premier évêque de Québec…

Ce livre, divisé en huit grandes parties, prouve que la Libre Pensée plonge ses racines aussi loin dans le passé que les tant vantées racines religieuses. De Xénophane (5 siècles avant notre ère) au contemporain Richard Dawkins, en passant par Platon, Aristote, Lucrèce, Meslier, Karl Marx, Bertrand Russel, et beaucoup d’autres, comme Montéhus et son Anticléricale à chanter sur l’air de l’Internationale, tous ont lutté pour s’émanciper de la tutelle des Eglises, quelles que soient les divinités qu’elles représentent.

Certains des auteurs convoqués sont bien connus des lecteurs français. De Victor Hugo, est présent dans cet ouvrage son discours du 15 janvier 1850 contre la loi Falloux (quel élu de « gauche » oserait aujourd’hui déclarer : « Vous ne voulez pas le progrès ? Vous aurez les révolutions ! »). Inévitable, un extrait du testament du curé Meslier qui rappelle « la funeste alliance de la politique et de la religion ». Bien connu également le texte de Marx dans lequel il explique que « La misère religieuse est d’une part l’expression de la misère réelle, et, d’autre part la protestation contre la misère réelle. » et que « la religion est l’opium du peuple. » Particulièrement indispensable, la longue et claire contribution de Henri Peña-Ruiz sur les principes de l’idéal laïque, entre autres : « la laïcité a pour rôle essentiel de mettre en avant ce qui est commun à tous les hommes. »

Quelquefois, les textes de ce livre sont de véritables cris de colère, tel celui de Talisma Nasreen à propos de la condition féminine dans les pays soumis à la loi islamique.

Vous découvrirez celui de l’ancien esclave Frédérick Douglass, qui ayant réussi à s’évader en 1838 a pu s’instruire et écrire ses « Mémoires d’un esclave » dans lesquelles on peut lire : « La cloche du vendeur d’esclaves et celle de l’église carillonnent ensemble et les pleurs amers de l’esclave au cœur déchiré sont noyés dans les clameurs religieuses des pieux maîtres. » Ou bien : « Des hommes sont vendus pour bâtir des églises, des femmes sont vendues pour financer le prêche, et des bébés sont vendus pour acheter des bibles. »

D’autres, issus du tissu universitaire nord-américain, sont traduits en français pour la première fois par les soins de Norman Baillargeon et mériteraient d’être mieux connus. Tel le philosophe et biologiste Massimo Pigliucci, qui s’attaque à ce fameux concept de « dessein intelligent ». Quant au philosophe Michael Martin, il dénonce l’incohérence du concept de dieu, par exemple on dit dans la Bible que Dieu est invisible, mais Moïse l’a vu, Abraham aussi…

Tout à la fin du livre, pour se reposer de certains articles assez ardus, le lecteur pourra se délecter à la lecture du chapitre « L’athéisme et la Libre Pensée en verve », dans lequel l’anthologiste a sélectionné quelques pensées sarcastiques et drôles à propos des religions, par exemple : « Un jour Dieu a dit : Je partage en deux, les riches auront de la nourriture, les pauvres auront de l’appétit ». (Coluche)

… Et si vous parcourez les différentes bibliographies qui suivent certains articles, vous vous rendrez compte que la plupart des ouvrages cités sont rédigés en anglais et que les éditeurs français paraissent bien timides !

En tout cas, bonne lecture !

Robert Maraval (octobre 2011)

1. Claude M.J. Braun, (À bâbord, site québécois)  -
2. R. Codina, dans ‘La Vie Rurale’

Pensées d’affreux libres penseurs…

  • « Un seul maître est plus utile que cent prêtres. » Thomas Paine (1737-1809)- NB : à transmettre à-qui-vous-savez…

  • « Les habitants de la terre se divisent en deux : ceux qui ont un cerveau et pas de religion, et ceux qui ont une religion mais pas de cerveau. » Abou-Ala al-Mari (XI° siècle)
  • « C’est une affaire de simple bon  sens : je ne crois pas en Dieu – en aucun dieu. » Charlie Chaplin (1889-1977)

… et de quelques bons croyants

  • « Qu’on interdise aux juifs chez nous et sur notre sol, sous peine de mort, de louer Dieu, de prier, d’enseigner, de chanter. »  Martin Luther (1483-1546)
  • « Je pense que c’est une très belle chose que les pauvres acceptent leur sort et le partagent avec la passion du Christ. Je pense que le monde est énormément aidé par la souffrance des pauvres. » Mère Térésa (1910-1997)
  • « Le nazisme  est une réaction chrétienne contre l’esprit de 1789. » Franz Von Papen, camérier secret du pape (1879-1969)

Date de création : 13/02/2017 @ 18:23
Catégorie : Notes de lecture -
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